Pourquoi j’ai choisi Osuny (by noesya) pour mon site internet ?

Et aussi : les deux autres agences que je n’ai pas retenues mais qui méritent vraiment votre attention ! Je reprends du début : en 2025 est née DIAPASON. Pour créer le site, j’ai fait un tour d’horizon des solutions répondant à mes critères exigeants : un chemin de rencontres avec de belles agences et de super pros, des visions inspirantes et des réponses différentes. Une expérience que j’ai eu envie de partager pour qu’elle puisse profiter à d’autres. 

Le cahier des charges

Aux cordonniers les plus mal chaussés, on dira d’aller se rhabiller. En effet, même si le site vitrine de notre petite agence n’est qu’une goutte d’eau dans l’océan du web, il était indiscutable pour nous d’être exemplaires en termes d’accessibilité et d’éco-conception. D’autant que DIAPASON est une agence-conseil en communication responsable.
Mais en tant qu’agence de communication, également prescriptrice sur le graphisme et l’iconographie, le critère esthétique importait tout autant : nous voulions (aussi) un site beau. 
Accessible, éco-conçu, esthétique : les trois piliers étant posés, place à la recherche de notre futur partenaire.

Trois agences en lisse

Assez vite, mes recherches se sont recentrées sur trois prestataires potentiels : La Coopérative des internets, Jeudi Matin et noesya.

La Coopérative des Internets

C’était le plus évident, la voie logique. Déjà parce que La Coopérative est locale. Elle est installée aux Locaux Motiv’, le super tiers-lieu ESS de la rue Jangot (Lyon 7).

Ensuite, parce que La Coopérative est responsable. L’équipe accompagne des projets à impact positif, notamment pour des associations et des ONG. C’est une SCOP, composée de cinq pros en quête de sens. Leur écosystème et leur engagement social sont impeccables, comme le détaille la page dédiée de leur site web (lien externe).

D’un point de vue technique, La Coopérative des Internets utilise WordPress, avec du blanc tournant, en limitant les images et les requêtes pour l’éco-conception. Un choix argumenté par Nicolas Bles, fondateur associé et designer graphique, avec qui je me suis entretenue :  Le CMS ne fait pas tout. Drupal sera plus lourd par exemple, mais sur un site simple, l’enjeu technique n’est pas le plus important. 

Parmi leurs références, les sites de Licoornes (lien externe), Savoirs d’intervention (lien externe) ou encore celui de la Maison de l’environnement de la Métropole de Lyon (lien externe). De belles références, qui cochent la case de l’éco-score, mais qui ne m’ont pas totalement séduite sur le design graphique, qui recourt de façon répétée à des illustrations vectorielles et des pictos colorés.

Mon avis final : c’est bien exécuté, cependant je ne retrouve pas la touche agence dont j’ai besoin. La Coopérative des Internets ne fera pas le site de DIAPASON, mais je la recommanderai à des structures qui se reconnaissent dans ces codes, notamment les associations qui, justement, représentent 70 % de ses clients !

Quant au budget, j’aurais dû compter sur une base de 10 000 €, à affiner selon le nombre de modèles de pages à créer. 

Jeudimatin

J’ai flashé sur Jeudimatin en découvrant leur site jeudi.am (lien externe) et le travail des Designers éthiques. Tout de suite, c’était frais et limpide.

Jeudimatin est un collectif de travailleureuses du numérique, situé à Bruxelles, dont la finalité est de concevoir des numériques utiles, simples, accessibles, honnêtes, transparents et moins polluants. Ils accompagnent la dégafamisation des organisations et fédèrent des associations technocritiques comme les Comités humains du numérique, un projet initié et coordonné par les habitant·e·s des images, qui ont notamment publié le livre-outil Le code du numérique (lien externe) et le jeu de cartes assorti pour animer des temps de démocratie participative et d’éducation populaire.

Où est la limite entre les engagements et les prestations de service ? Je n’ai pas bien compris, mais peu importe. J’étais bluffée par l’étendue de l’implication et des connaissances de Pascal Courtois, que j’ai rencontré pour l’occasion. Un designer mais aussi un expert de l’injustice numérique absolument passionnant, qui travaille auprès des “fracturés” (celles et ceux qui vivent de plein fouet la fracture numérique) et met ce qui lui reste d’énergie disponible à disposition des Designers éthiques (lien externe).

D’un point de vue technique et éco-conception, Jeudimatin va au bout de ses idées. Le collectif mène des actions sur l’hardware et les infrastructures de stockage, avec des hébergeurs autogérés par exemple. Pour le CMS, Pascal a choisi Kirbi, qui a l’énorme avantage d’être extrêmement léger avec un grand potentiel de personnalisation des interfaces.  

Et c’est vraiment là que Jeudimatin marque des points. Le collectif propose des designs avancés, de la radicalité, une patte expérimentale, un travail marqué sur les couleurs… Parmi les références-clés que Pascal Courtois m’a présentées, le site Gastrosophes (lien externe) et celui de No Javel (lien externe).

Jeudimatin aurait clairement pu répondre à nos besoins. Le seul bémol, c’était presque que DIAPASON n’avait pas besoin d’autant de personnalisation. Finalement, je trouvais ça inutile de créer autant juste pour nous.

Quant au budget, la fourchette à prévoir serait de 10 à 15 000 € pour la totalité de la prestation. 
In fine, je recommanderais Jeudimatin aux organisations ou projets qui voudraient aller plus loin que DIAPASON sur l’affirmation graphique. Et à celles qui souhaitent se sensibiliser aux dangers de la tech ou challenger leurs pratiques numériques.

noesya

J’ai découvert noesya en suivant le travail autour des communs numériques développés par Rennes Ville et Métropole, avec l’excellente plateforme de ressources comnum.rennes.fr (lien externe), “un site éco-conçu produit avec Osuny”. Et Osuny, c’est le CMS développé par l’agence noesya .

Alors déjà, l’identité graphique de noesya est allée tout droit dans mon benchmark : elle est sobre, hyper claire et parfaitement conforme aux standards d’accessibilité, tout ce qu’on recherchait pour DIAPASON. J’ai retrouvé à ce propos mes notes de l’époque : Ce site a réussi le pari de transformer les contraintes d’éco-conception et de lisibilité en atouts. Il dégage une épure assumée très esthétique, tout en proposant des petits twists comme les liens hypertexte en hors-texte, traités comme des notes de bas de pages, qui permettent une lecture plus fluide.

Ma rencontre avec Arnaud Levy a lieu quelques jours après. Co-fondateur de noesya, il a travaillé pendant vingt ans dans l’univers du luxe avant de se consacrer au développement de communs numériques. Il est aujourd’hui maître de conférence en design et technologie de l’information.

Cette vision exigeante de la marque, le soin apporté aux détails qui fait toute la différence, c’est ce qui m’a séduite dans le discours d’Arnaud – et que l’on retrouve en parcourant le showcase des sites en construction ou construits avec Osuny, dont ceux de La Gaîté lyrique (lien externe), de la mini-série NoBadTrip (lien externe) ou du Conservatoire de Marseille (lien externe), pour ne choisir que trois exemples.

noesya, c’est aussi une SCOP engagée à développer des communs numériques (lien externe) (comme Linux ou Wikipedia) éco-conçus, accessibles et durables. Leur crédo ? Synthétiser correctement les besoins collectifs et écrire un code robuste et performant. Ils sont entourés d’une communauté qui partage la même éthique, comme Deuxfleurs (lien externe), pour l’hébergement low-tech.

Sur un plan opérationnel, le template de base d’Osuny correspondait très bien à notre besoin, et l’interface du CMS est un jeu d’enfant pour qui a déjà manié un Typo3 ou un Drupal.

noesya a aussi tout son réseau de partenaires graphiques, qui connaissent bien la solution. Arnaud a consulté la charte graphique de DIAPASON, qui était en cours de finalisation avec la talentueuse directrice artistique Eugénie Bergeon (lien externe). Et il m’a recommandé Violenn Simon (lien externe) pour le design interactif du site.

Le budget estimé par noesya était de 4 000 € de développement, auxquels ajouter le coût du design graphique (environ 3 000 €).

Le choix Osuny, l’outil de noesya

Roulements de tambour et fin du mystère – que j’avais résolu dès le titre de cet article de toute façon – j’ai choisi noesya.

Retour sur la collaboration

Une fois le choix opéré, ça a été très efficace. Des accès ont été créés pour les membres de DIAPASON, et nous avons rapidement intégré nos contenus.

Parallèlement, j’ai validé les maquettes en deux allers-retours avec Violenn, et noesya a développé le site dans la foulée. En quelques semaines d’une mécanique bien rodée, le tour était joué !

Je retiens une collaboration fluide, sans surcoût et dans les délais. Finalement trop courte, car j'aurais aimé avoir l’opportunité d’échanger encore davantage avec noesya sur d’autres projets. Ça se fera peut-être à l’avenir, si DIAPASON est mobilisée pour du contenu [fingers crossed].

Bilan à N+1

Presque un an après, nous restons complètement satisfaites de la prise en main du CMS et des outils de suivi proposés par noesya. Car qui dit éco-conception dit durabilité, c’est un point important, et c’est souvent là que le bât blesse : avoir un beau site c’est bien, mais se retrouver avec un support médiocre ou très coûteux dès lors qu’un besoin d’ajustement se présente est un écueil que beaucoup ont rencontré.

Voilà comment ça se passe concrètement avec noesya :

— Il y a une réunion participative mensuelle avec tous les clients et contributeurs des communs numériques. J’y ai assez peu participé, j’ai l’impression qu’il y a surtout des clients “experts” avec de gros sites, des questions précises et des super idées d’amélioration qui sont discutées en communauté.

— Il n’y a pas de ticket de maintenance mais un forfait annuel pour la participation à l’entretien de ce commun numérique et les ajustements nécessaires. Nous avons eu un besoin qui a été solutionné très rapidement par l’équipe et sans surcoût.

— Il existe un canal slack dédié au support qui est très efficace. J’ai eu à y poser quelques rares questions, avec toujours des réponses dans la demi-journée, personnalisées et efficaces, souvent apportées par Arnaud lui-même. 

En conclusion, je recommande chaleureusement Osuny et noesya à celleux qui veulent un site soigné, éco-conçu et accessible, durable.
Et je tiens à préciser que cette publication n’est pas sponsorisée ;-) 
Merci à La Coopérative des internets, à Jeudimatin et à noesya pour leur travail, et merci de m’avoir aidée à trouver la bonne solution pour DIAPASON. Et, enfin : longue vie au numérique utile et conscient !